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Le RPJ appelle à la synergie des professionnels des médias pour son éclosion – Vox Congo

Le 3 mai à Brazzaville, la présidente du Bureau national du Réseau panafricain des journalistes (RPJ), section Congo, Messilah Nzoussi, a exhorté les professionnels des médias à se fédérer pour relever les défis de la corporation et favoriser l’éclosion de cette organisation panafricaine.

Lors du déjeuner de presse inaugural du RPJ, baptisé « Le déjeuner du RPJ » et organisé à l’occasion de la 33e Journée mondiale de la liberté de la presse, Messilah Nzoussi a présenté la structure et insisté sur la nécessité pour les journalistes et acteurs des médias d’y adhérer. « Cette journée est l’occasion de présenter le Réseau Panafricain des Journalistes, aux journalistes ainsi que les missions qui sont cellesde favoriser et de faciliter les formations en journalisme, tout en suscitant une adhésion massive des journalistes, hommes et femmes des médias audit réseau », a-t-elle déclaré. Première activité depuis la création du Bureau national l’année dernière, cet événement s’est mué en un espace d’échanges enrichissants.

La présidente a rappelé les objectifs fondamentaux du RPJ, à savoir: fédérer les « chevaliers du micro, de la plume et de la caméra » autour d’une vision commune, porter haut la voix de l’Afrique, renforcer les capacités des professionnels, notamment les jeunes du numérique, et promouvoir l’excellence, la solidarité et la formation continue. « Le réseau est uni par des valeurs communes et ambitionne de consolider les compétences de nos professionnels tout en favorisant les échanges entre pairs », a-t-elle souligné.

S’inspirant du thème de cette 33e édition, « Façonner un avenir de paix », l’expert en communication Godefroy Yombi a mis l’accent sur l’exercice légal du métier. Il a passé en revue le corpus juridique régissant la profession, évoquant la Déclaration de Windhoek de 1991, la Charte de Bamako adoptée en novembre 2000, fruit de la mobilisation de la FIDH et cristallisant les principes de la Charte de la Francophonie, dont la liberté d’opinion, ainsi que la loi n° 17-2001 du 12 novembre 2001 sur la liberté d’information et de communication. Cette loi-cadre, dite « loi Ibovi » et succédant à la loi de 1996 (« loi Lipou-Massala »), est saluée par les spécialistes et les organisations de défense de la presse comme une réglementation avant-gardiste.

Pour Godefroy Yombi, la liberté de presse, composante concrète et spécifique de la liberté d’expression, reste essentielle à la démocratie, garantie par la Constitution mais encadrée par des textes réglementaires. Postérieure historiquement à la liberté d’expression, née au XVIIe siècle, elle impose des devoirs déontologiques et une fonction sociale d’information. « Si la liberté d’expression est un droit universel à exprimer ses pensées, la liberté de presse s’articule autour d’une diffusion responsable de l’information », a-t-il rappelé.

Le Bureau national du RPJ a réaffirmé sa volonté d’œuvrer en conformité avec les exigences déontologiques, pour former des journalistes maîtrisant pleinement les prérequis du métier.

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